Syan & Nico Pires au Quai : quand le slam rencontre le cirque

Syan & Nico Pires au Quai : quand le slam rencontre le cirque

Une soirée inattendue, entre la poésie intime, la musique et les arts du cirque. Un duo qui sort des sentiers battus.

C’est au Quai de la Maison des loisirs et de la culture de Châteauroux que ce jeudi 2 avril dernier, j’ai eu le plaisir de me retrouver l’objectif en main, pour une soirée concert pour le moins singulière. Au programme : Syan et Nico Pires, un duo dont la complémentarité m’a agréablement surpris.

Un duo aux multiples facettes

Syan occupe les claviers avec une belle maîtrise, s’aventurant par moments du côté du chant. Son univers musical crée un tapis sonore enveloppant, idéal pour les textes de son acolyte. Car Nico Pires, c’est avant tout un slameur — et quelle découverte. Ses textes, ciselés et sincères, portent une énergie propre au slam : celle de la parole vivante, presque théâtrale.

Mais la soirée réservait une vraie surprise : Nico sort de sa zone slam pour glisser vers les arts de la rue et du cirque. Diabolos virevoltants, contact juggling avec une sphère de verre — des disciplines qu’on ne croise pas souvent sur une scène musicale, et qui confèrent à la performance une dimension visuelle et physique inédite. Et il y avait aussi, côté instruments, une nouvelle découverte pour moi : le handpan, cette percussion métallique aux sonorités profondes et méditatives.

Jongler avec la lumière et le mouvement

Pour moi qui photographiais la soirée, le défi était double. Les phases musicales appellent une certaine patience : capturer l’émotion sur un visage, la relation entre les deux artistes, la complicité qui s’installe. Là, pas de grande difficulté technique, si ce n’est trouver le bon angle dans la lumière de scène.

C’est lors des exercices de cirque que les choses se sont corsées. Jongler moi aussi, mais cette fois avec les ISO, l’ouverture et la vitesse d’obturation pour figer — ou laisser filer — une sphère de verre en mouvement, c’est un exercice exigeant. J’ai obtenu quelques clichés dont je suis assez satisfait, même si la gestion du flou de mouvement lors des numéros les plus dynamiques m’a parfois échappé pour essayez d’avoir des clichés un peu différent. On apprend autant de ses ratés que de ses réussites.

Ma première fois avec le slam

Il faut être honnête : le slam n’est pas le style vers lequel je me tourne spontanément. J’avais bien entendu Grand Corps Malade, comme beaucoup, mais sans jamais franchir le pas d’aller voir un concert. Ce soir-là, j’y ai mis les pieds presque par hasard — et j’en suis sorti conquis.

Les textes de Nico Pires y sont certainement pour beaucoup : ils touchent juste, avec une belle économie de mots. Et l’accompagnement musical de Syan leur offre exactement le cadre qu’il faut — ni trop présent, ni en retrait. Une belle alchimie, une vraie rencontre artistique.

Vous pouvez d’ailleurs les voir le 25 avril 2026 à 18h30 au Café Équinoxe à Châteauroux, alors n’hésitez pas, vous ne serez pas déçus.

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