Dancefloor des Pas de Belle-Isle

Une soirée en mouvement à la MLC de Châteauroux


Il y a des soirées qui vous rappellent pourquoi vous aimez la photo. Celle-là en était une.
La salle Gaston Coutet de la Maison des loisirs et de la culture de Châteauroux a vibré le temps d’une soirée des rythmes, des pas et des disciplines les plus variées. Modern jazz, hip-hop, danse classique, kpop, tango, danse orientale, cheerleading… Peu importe l’âge, peu importe la pratique : ils étaient tous là, sur la même scène, pour nous offrir un beau spectacle.
C’est là tout l’esprit de la MLC, un lieu fédérateur où les pratiques convergent, où la diversité est mise à l’honneur, où l’accessibilité et l’éducation populaire ne sont pas de vains mots. Ce Dancefloor en était un reflet saisissant. Et les danseurs n’étaient pas uniquement ceux de la maison : on retrouvait également des pratiquants venus d’Issoudun, du conservatoire de Châteauroux, de la Châtre… Une belle assemblée.
La soirée, présentée avec entrain par Jeanine et Laetitia, a été organisée en grande partie grâce aux personnels de la MLC, aux responsables des différents ateliers de danse et à de nombreux bénévoles. Un grand merci à eux pour ce travail de l’ombre qui rend possible de tels moments.

Du côté de la météo et de la lumière

L’an passé, le ciel avait eu la bonne idée de laisser les danseurs s’exprimer en extérieur, baignés dans les lumières du soir. Cette année, pas de chance de ce côté-là, la plus s’étant installée une bonne partie de la journée. Mais retrouver tout ce beau monde sur scène, sous les lumières artificielles, n’a pas que des inconvénients. La lumière change peu pendant une chorégraphie et elle sait se mettre au service des ambiances voulues par les chorégraphes : chaude et dorée pour les uns, froide et contrastée pour les autres.

Un coup de cœur personnel : le tango

Si toutes les disciplines avaient leurs qualités propres, j’avoue avoir eu un coup de cœur particulier pour le tango. C’est purement subjectif, et j’assume. Il y a dans cette danse quelque chose que les autres n’ont pas tout à fait — ou pas de la même façon. Un couple, deux corps qui se trouvent, se répondent, et même se devinent. La sensualité est dans chaque appui, dans chaque pause, c’est un dialogue silencieux entre les deux partenaires. Le tango ne s’explique pas, il se ressent. J’aurais volontiers aimé prolongé ce moment ou plutôt, j’aurais aimé en voir davantage au fil de la soirée. Peut-être une petite frustration de photographe autant que de spectateur : quand une danse vous touche, on en redemande toujours un peu plus.

Côté technique

J’étais accompagné de mes comparses du Club Photo de la MLC, Sandrine, Luc et Christopher, pour couvrir l’événement. Trois heures de spectacle, autant d’ateliers, et donc un volume de photos conséquent. Mon fidèle Nikon Z5II était secondé par le 70-180mm f/2.8 : la grande ouverture pour atténuer les coulisses et garder les sujets bien isolés, la stabilisation pour travailler à des vitesses d’obturation mesurées, juste ce qu’il faut pour figer un mouvement ou au contraire, laisser traîner un voile de flou qui raconte le mouvement. C’est souvent une question d’instinct et de feeling sur le moment.
La sélection des images, elle, est toujours la partie la moins glamour. Mais c’est aussi là que les belles surprises surgissent, une expression, une envol de bras, un sourire de danseur encore suspendu dans le viseur. Ces instants-là justifient tout le reste. Un peu de recadrage, un horizon à redresser, et la joie de ceux qui dansent fait le reste. Pas besoin d’en rajouter.

Rendez-vous l’année prochaine pour le Dancefloor des Pas de Belle-Isle 2027 !

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